Été 2020 (FR#8)
Telle une rivière sillonnant différents paysages, notre vie s’écoule au travers d’événements multiples. Certains sont banals alors que d’autres appellent des réorientations déterminantes. Ainsi, à 70 ans passés, la mort toute récente de mon frère que je considérais presque un jumeau a radicalement changé mon univers subjectif, le monde n’est plus le même. Puisque c’est maintenant dans mon expérience que la mort inscrit sa présence, c’est comme si j’avais perdu mon avenir. Cette fois-ci c’est vrai, il ne reste que le moment présent. Mon cortex m’avait annoncé depuis longtemps cette finitude, mon cerveau limbique a maintenant rejoint la danse. Dans beaucoup moins de temps que ce qui m’a déjà été octroyé, je retrouverai le néant de ma prénaissance — et cette image n’est pas juste puisque le « je », cette fantastique improbabilité, ne sera déjà plus.
J’ai vécu de grands moments de tristesse, mais la rivière a repris son cours. La vie continue chaque jour à m’interpeller, à m’enthousiasmer même. Si elle n’est pas asséchée, une rivière continue à faire la seule chose qu’elle sait faire, soit couler.
Qu’est-ce que cela signifie au jour le jour ? À première vue, rien n’a changé de façon spectaculaire… ma famille, mes ami.e.s, demeurent mon ancrage fondamental ; même mon frère Jacques est toujours dans ma mémoire me permettant de le garder en vie malgré tout… ma pratique professionnelle, actuellement en longue pause d’été, reprendra en septembre accompagnée de sa richesse relationnelle et de mon incessante quête d’en améliorer les processus. Mais en même temps, rien n’est plus pareil puisque je sais viscéralement que tout cela va m’échapper et qu’il ne me reste donc que l’option d’en profiter, même sans avenir. Je regarde mes petits-enfants et je me surprends à me demander quel âge ils auront lorsque mon dernier train quittera la gare. Mais en ce moment, je suis avec eux et peux encore éprouver ce plaisant sentiment soutenu par ces opiacés secrétés par mon corps lorsque je suis en leur présence.
En parallèle à tout cela, ma quête de sens, cette vieille compagne de vie d’aussi loin que ma mémoire narrative m’y donne accès, est ressurgie d’un détour bouillonnant et imprévu de la rivière. Que pouvais-je donc lui offrir pour l’apaiser un peu ? Puisque je n’ai plus d’avenir, il faut donc que la réponse n’en nécessite aucunement. Alors j’ai simplement déposé mon ordinateur devant la fenêtre du jardin — sous la mélodie des oiseaux, des cigales (maman, elles ont beaucoup chanté cet été — tu avais donc raison, elles n’ont cessé d’annoncer le beau temps), du vent dans les arbres, des criquets depuis le début août — et j’ai commencé à écrire, sans en attendre rien en retour, simplement parce que le cœur m’en disait. C’est maintenant une raison suffisante.
Je voulais vous le faire savoir parce qu’il se peut que cela mette mes billets de blogue sur pause. Pour les plus assidu.e.s lectrices et lecteurs, vous pourrez peut-être vous rappeler que j’avais décidé d’écrire ce blogue parce que mes projets d’écriture ont toujours avorté après un chapitre ou deux. On verra… mais ça n’a plus vraiment d’importance ; les deuils nous libèrent aussi d’impératifs pas vraiment essentiels.
Pour vous donner une idée de ce à quoi ça ressemble, je vous copie les premières pages qui ont émergé de mes séances d’écriture. Et je suis déjà rendu beaucoup plus loin… on ne sait jamais jusqu’où cela conduira si l’envie de poser mon ordinateur et d’écrire se maintient… et si je suis toujours en vie. À suivre, peut-être.
Juin 2020, Jacques, toi mon frère et premier compagnon de vie, tu es définitivement parti. Comme nous sommes essentiellement des êtres de relation, cela signifie donc que j’ai perdu une partie de moi-même… emportée je ne sais où.
Nous étions, toi et moi, à la fois si proches et si différents. Toi, l’homme concret, pour qui tout semblait si simple ; moi, l’enfant, puis l’adolescent névrotique, pour qui même une simple respiration devait chercher sa justification. Enfin, ainsi en était-il au départ de notre ligne de vie, à Montréal, sur la rue Saint-Urbain entre Saint-Viateur et Bernard… à quelques pas de la communauté hassidique de Montréal (j’écris cela en écoutant « You Want It Darker » de Leonard Cohen).
Nous avons vieilli et ces différences ont perdu beaucoup d’importance. Qu’une fleur soit jaune ou rouge, son existence n’a besoin d’aucune autre justification que celle d’être, c’est tout… finalement, c’est simple, même si notre définition de la simplicité n’a pas toujours été la même 😉.
Ton départ constitue un changement radical de mon paradigme de vie. Je suis maintenant seul sur le chemin, sans pouvoir ne me mesurer à personne d’autre. Alors, quelle direction vais-je prendre ? D’autant plus que le bout du sentier ne se dessine plus à l’infini.
Alors, pourquoi ne pas revenir à ce grand rêve, celui d’écrire un livre sur la nature de l’être humain dont je croyais avoir été lumineusement volé par le « Sapiens » d’Harari[1] (😊) ? Vais-je me faire ensorceler une dernière fois par une comparaison paralysante ? Et si je me contentais de mettre en mots mes expériences de vie, de psychothérapeute, de patient, de superviseur, de formateur à celles de passionné de la connaissance (ce que j’appelle ma dépendance à la dopamine). Il m’a fallu cette énorme masse de données, d’introspections, et de réflexions pour me sentir justifié d’avoir droit de respirer et d’exister (c’est cela être névrotique)… et surtout, pour comprendre pourquoi cela ne pouvait pas être aussi simple que pour toi, Jacques. Quoiqu’à la fin de ta vie, j’avais parfois l’impression que ma vision du monde si chèrement gagnée commençait à gagner quelques petits points dans ton regard (y serais-je enfin arrivé, la question restera à jamais ouverte).
Le seul fait de pouvoir écrire sur un sujet comme celui-ci témoigne de notre particularité dans cette partie de l’univers à laquelle nous avons accès, cette prodigieuse noosphère. À notre connaissance, aucune autre forme d’entité physique, chimique, ou biologique ne peut s’asseoir à une table, un stylo à la main ou les doigts sur un clavier (ou par tout autre moyen), et écrire sur ses états d’âme et ses réflexions, ce que moi je peux me permettre en ce dimanche matin (en écoutant maintenant une messe de Bach). Lors de mes études collégiales, j’avais été très impressionné par les écrits et la vie de Montaigne[2]. J’ai ce vague souvenir qu’il décrivait deux espaces de vie dans sa maison, la partie avant donnant sur la rue et la vie en société avec ses responsabilités envers elle, l’autre protégée du bruit de cette même société (et de ses hurlements shakespeariens), endroit propice à la réflexion et permettant un détachement de l’événementiel, cette fumée hypnotique. Or, je suis certain que c’est l’un des éléments à la source du choix de la maison dans laquelle Danielle et moi vivons. C’est justement de cette partie arrière jouxtant notre jardin que je pianote sur mon clavier.
J’ai toujours admiré les grands penseur.e.s de l’histoire de l’humanité même si vous allez le saisir plus tard je pense que l’être humain a idéalisé sa capacité de raisonner et lui a attribué des pouvoirs qu’elle n’a finalement pas… la pensée magique a conservé son pouvoir de suggestion même dans un Occident laïcisé.
Il n’en reste pas moins que je continue à rêver d’une vie à la Montaigne (ou le souvenir reconstruit que j’en ai), une certaine aisance me donnant encore le privilège (gratitude à la vie) et l’espoir d’y aspirer. Réfléchir sur la vie sans en perdre sa substance vibrante, car vous savez peut-être (ce blogue) que pour moi toutes les vérités du monde ne valent pas le cheveu d’une femme (dernière page ou presque de l’Étranger de Camus). Car là était bien l’erreur à la base de ma construction névrotique, me faire croire[3] que la raison pouvait réussir à juguler l’affectif. Prendre des idées pour des réalités a régulièrement conduit à des catastrophes humaines et planétaires. Pour le moment, aucune théorie forgée par l’être humain n’est suffisamment complexe pour entrer en compétition avec la « Sagesse » de l’Univers, ce miracle s’offrant quotidiennement à notre regard… si l’on est enfin arrivé.e à regarder autre chose que soi-même.
Le clin d’œil lancé plus haut à « Sapiens : une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari n’est pas anecdotique. Voilà exactement le livre que j’aurais rêvé d’écrire. Lorsque j’ai perdu ma foi catholique autour de 18-19 ans, et que je rêvais toujours de trouver un système qui pourrait donner un sens à ma vie (cette fois-ci, sans négliger les cheveux de femmes), j’en ai conclu qu’il fallait viser une connaissance intégrée de plusieurs domaines de connaissances pour arriver à cerner la Vérité. Cela impliquait pour moi la biologie, la psychologie, l’anthropologie, la philosophie, et autres domaines connexes. Et, ce qui était encore plus important, c’était de diffuser cette éventuelle intégration pour permettre à l’être humain de se regarder plus lucidement et d’ainsi éviter ses errances idéologiques ou autres[4]. Mais y serais-je arrivé, je sais malheureusement aujourd’hui que cela aurait peu changé de choses. C’est ma triste conclusion à la publication du « Sapiens » d’Harari. Ce livre est un magnifique miroir sur nous-mêmes et sur notre façon de nous raconter des histoires. Mais, contrairement à mon fantasme de jeune adulte, aussi juste soit une description du comportement humain, son impact reste limité. Et c’est mon volet psychologue, le plus important chez moi quand même, qui m’en offre une explication.
Un changement véritable de paradigme ne peut se faire qu’à partir d’expériences totalement incongruentes à nos constructions du monde, empêchant le maintien de ces constructions. Par exemple, tomber par hasard sur des textos de notre conjoint.e entretenant un échange amoureux et érotique avec un.e de nos ami.e.s. La perception de notre conjoint.e comme nous étant honnête et fidèle a de fortes chances de ne pouvoir tenir le coup sous le poids de ces informations incongruentes à la construction que nous nous en faisions (quoique ce ne soit pas une certitude absolue). Mais lire « Sapiens » ou tout autre livre remettant en cause notre construction du monde peut nous intéresser, nous faire réfléchir même, sans modifier fondamentalement notre rapport à soi, à autrui, ou au monde. Par exemple, le chapitre sur « La Révolution cognitive » illustre comment ce que nous considérons comme la réalité pure et dure est le plus souvent un consensus social sur une façon de concevoir cette dite réalité. Un peu comme dans le film « La Matrice », changer notre version de la réalité exigerait de prendre la pilule rouge alors que la bleue nous offre de maintenir le confort, la sécurité à s’expliquer la réalité à travers une appartenance sociale faisant foi de tout. Est-on vraiment prêt à assumer un éventuel risque de solitude, d’exclusion, de perte de sens ? L’affectif joue un rôle crucial dans le maintien de nos croyances… ainsi, le besoin d’appartenance et de sécurité l’emportera facilement sur la raison. Mieux vaut garder une vision du monde, même fausse, que de faire face à l’incertitude. Ça se comprend très bien si l’on utilise la lorgnette de la psychologie et du besoin de cohérence ; même l’anathème proféré par des tenants d’une thèse adverse n’y pourra grand-chose, à moins de réussir à créer une nouvelle cohérence générant une impression de sécurité.
Alors, quelle pertinence à ce projet[5] ? Je pense qu’il est utile de reprendre les sentiers que des penseurs comme Yuval Noah Harari et Edgar Morin[6] ont déjà empruntés. Comme mes connaissances sur la reconsolidation de la mémoire émotionnelle[7] me l’ont appris, la modification de schémas nécessite leur réactivation consciente et une expérience tout aussi consciente d’une donnée lui étant totalement incompatible, incongruente. Il n’est donc pas impossible que ma façon de comprendre et de décrire ces enjeux reposant sur mon intégration personnelle puisse avoir cet impact sur quelques personnes[8]. C’était déjà l’une des valeurs m’ayant conduit à la pratique de la psychothérapie… augmenter le niveau de conscience des personnes avec lesquelles j’interviens, sans avoir négligé de le faire pour moi-même (je connais très bien les positions de thérapeute et de patient).
C’est mon ami Daniel qui m’a fait découvrir Edgar Morin dans les années 70. Et c’est un autre ami, Jean-Pierre[9], qui a joué un rôle dans la réactivation récente de ma flamme pour son œuvre. Ma profonde allergie à toute explication simpliste de phénomènes n’a fait que se préciser tout au cours de ma vie ; au bas de l’échelle, la bêtise m’est totalement indigeste. Or, c’est Edgar Morin et mon ami Daniel qui m’ont initié à la pensée complexe[10], ce festin si longtemps appelé de tous mes vœux. Si un simple clin d’œil repose sur une interaction complexe de facteurs[11], alors que dire d’une opinion politique ? L’être humain a besoin de cette « illusion » d’être libre dans ce qu’il pense et fait alors qu’il l’est très peu, et j’oserais même écrire qu’il n’est pas si rare qu’il ne le soit pas du tout. Or, une plus grande liberté passe par la connaissance, incluant celle de soi[12]. Ça doit être la principale raison qui m’a fait y consacrer une partie importante de ma vie… être plus libre de toutes les forces contraignant mes moindres clins d’œil !
Une pensée complexe idéale intégrerait tous les domaines de connaissance, par exemple de la physique quantique à l’éthique. C’est le genre de défi titanesque qu’a relevé Edgar Morin avec l’écriture de La Méthode, une œuvre encyclopédique en six volumes publiés entre 1977 et 2004. Rien dans la Nature n’est divisé[13], c’est le propre de la connaissance de le faire. Le défi est de réunir à nouveau, à saisir par exemple que les opposés font partie d’un même système. Je n’ai ni les compétences, ni le talent littéraire, ni le temps pour reprendre un si gigantesque projet. Mais, j’ai envie de jouer dans un jardin qui m’est très familier, celui du comportement humain, tout en tentant, à partir d’idées développées par Edgar Morin, de le situer dans le contexte de la pensée complexe.
Comme le plus souvent, une coïncidence[14] vient à ma rescousse. Il y a quelques jours j’entends une invitée « experte » intervenant à la radio affirmant avec conviction que c’est la pression socio-économique d’avoir plus de consommateurs (maudite société capitaliste !) qui serait à la source de l’étiquetage négatif de femmes qui choisissent de ne pas avoir d’enfant. Ah bon ! Je pense que ce facteur se situant au niveau de l’analyse socio-économique peut certainement y jouer un rôle, constituer une partie de la variance comme l’on dit en analyse statistique (un autre niveau d’analyse, par ailleurs). Mais de là à limiter une analyse à ce seul point de vue socio-économique ne me convient tout simplement pas. Un autre niveau d’interprétation possible sans avoir même à faire un effort ? Les êtres humains, quand ils font un choix, ont besoin de se convaincre qu’ils ont fait le bon choix (ça s’appelle le besoin de cohérence). Comment fait-on cela ? Une méthode très simple, se rassurer en affirmant avec plus ou moins de véhémence, souvent avec le concours de participant.e.s qui pensent comme nous, que le choix opposé est un mauvais choix. Et ce qu’il y a de formidable avec cette stratégie, c’est qu’elle peut s’appliquer dans les deux sens ; un enfant éduqué dans un milieu avec de « saines » valeurs pourrait devenir un militant supplémentaire contre la société de consommation. Une preuve expérientielle de l’espace occupé par les enjeux de cohérence ? Écoutez simplement quelques conversations entre les gens, ou les nouvelles à la télévision, ces justifications tombent comme la pluie ; il nous est d’ailleurs souvent facile de prédire l’argument que la partie opposée va servir[15]. Et en sus, cela n’est qu’une faible partie du complexe puzzle amenant une personne à faire un choix.
Le cinquième tome de La Méthode (5. L’humanité de l’humanité) porte le titre de L’identité humaine. Il commence par une citation de Blaise Pascal[16] :
« Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ! Juge de toutes choses, imbécile ver de terre ; dépositaire du vrai, cloaque d’incertitude et d’erreur ; gloire et rebut de l’univers. Qui démêlera cet embrouillement ? »
Où en sommes-nous plus de trois siècles plus tard concernant « cet embrouillement » ? Edgar Morin a tenté d’y apporter un éclaircissement en insistant sur la notion de complexité. Depuis Pascal, nos moyens de connaissance ont évolué de façon exponentielle, mais chaque domaine a eu tendance à se spécialiser et le plus souvent, par conséquent, à se cloisonner. Il y a évidemment des raisons à cela, comme l’importance de la quantité de données devant être maîtrisées dans chacun des domaines ou simplement le champ d’intérêt et de compétence d’une personne. Mais si nous souhaitons participer à l’éclaircissement souhaité par Pascal, le recours à la pensée complexe constitue à notre avis un bon pari !
À suivre… peut-être.
[1] Écrit en 2012, traduit et publié en français en 2015 aux éditions Albin Michel (Paris).
[2] Je redécouvre régulièrement des auteur.e.s qui m’ont influencé. C’est la lecture des mémoires d’Edgar Morin qui m’a rappelé Montaigne.
[3] simple enjeu de survie personnelle
[4] La ferveur et les visées grandioses de l’adolescent et du jeune adulte !
[5] Le besoin de me justifier n’est donc pas complètement parti.
[6] Et plusieurs autres qui seront cités dans cet ouvrage.
[7] Je suis instructeur-associé au Coherence Psychology Institute
[8] Vous voyez que mes ambitions sont nettement moins grandioses que celles du jeune adulte que j’étais dans les années 60-70.
[9] En tant que membre de l’espèce humaine, j’existe à travers mes relations. Je ne crois pas, comme certains pourraient l’affirmer, que l’on peut vivre sans les autres. La parentalité, l’amour et l’amitié sont trois sources fondamentales de sens de vie (ça dépasse un cheveu de femme!). Sans l’autre, nous n’aurions tout simplement pas le sentiment d’être en tant qu’individu propre… même si notre sentiment d’existence reposait sur une opposition ou un rejet de l’autre, car si je peux le faire c’est parce que j’existe. J’y reviendra sûrement à multiples reprises dans cet ouvrage.
[10] Pour une sensibilisation, lire Edgar Morin (2005), Introduction à la pensée complexe. Paris : éditions du Seuil.
[11] Voir Daniel M Wegner (2002). The Illusion of Conscious Will. Cambridge, US: MIT Press.
[12] Il me semble que quelqu’un a déjà dit ça 😊‼️
[13] Ne dit-on pas que le Big Bang est issu d’une minuscule particule (ou onde?).
[14] Que j’aime appeler une coïncidence « jungienne », du nom du psychanalyste suisse, Carl G Jung, qui a parlé des coïncidences dans le contexte de ce qu’il appelait la synchronicité.
[15] Il me semble que ce serait un algorithme très facile à créer.
[16] Je n’ai pu résister à la tentation de reprendre cette citation, tellement elle demeure toujours d’actualité plus de trois siècles après le décès de son auteur; en général, ceci est un excellent signe de pertinence.
Entre le désir de plénitude attendue (et souvent reçue) et la peur universelle de la finitude qui marque la fin de notre condition humaine, il y a, par moment, la souffrance de la désertitude. -la mort avant la mort selon moi.
Répandre une poussière de nous-mêmes comme gage de notre présence passée et future quelque part dans l’Univers…
Pierre, tu le mettras au monde ce livre?
Claude L.
J’essaierai… et, peut-être ainsi, laisser une poussière de moi-même quelque part dans l’Univers même si je n’y serai plus 😊
Ainsi que le propose le Tao (ou ce que j’en comprends), un processus fait nécessairement émerger son contraire.
Merci d’encourager l’accouchement.
Pierre